Témoignage de Christophe Ferland, Ecurie CH Ferland

Entraîneur de chevaux de course à La Teste depuis 2007, Christophe Ferland enchaîne les victoires avec une régularité qui lui permet de figurer depuis 2011 dans le top 20 des entraîneurs français.

Comment êtes-vous entré dans le milieu des courses de chevaux ?

J’y suis né ! Mon père était jockey, puis responsable dans des écuries, j’ai donc baigné dans ce milieu depuis mon enfance. Malheureusement, j’étais trop grand pour devenir jockey moi-même, je me suis donc tourné vers le métier d’entraîneur. C’est un métier pour lequel il n’y a pas d’études, ce qui peut sembler curieux pour les profanes. On se forme sur le tas, à l’expérience, ce que j’ai fait en travaillant pour plusieurs entraîneurs, en France et en Angleterre.

Avec combien de chevaux travaillez-vous actuellement ?

J’ai environ 90 chevaux, mais il y a beaucoup de roulement. La carrière d’un cheval de course dure en moyenne trois saisons.

Existe-t-il dans votre sport une hiérarchie comparable au système des ligues dans le football ?

Non, on est en Ligue 1 tout de suite. Nous sommes confrontés aux meilleurs en permanence.

Pour ainsi dire, on joue le PSG tous les jours ! Mes chevaux courent principalement en France, avec chaque année deux ou trois courses à l’étranger, généralement en Europe. Mais c’est un sport qui est mondialisé depuis des années, il y a énormément de courses au Japon, à Hong Kong, en Australie…

Comment définiriez-vous votre approche personnelle de votre métier ?

Vous savez, il n’y a pas de méthode universelle, ou de « marque Ferland ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous travaillons avec du vivant, qui est par nature difficile à modeler. Ce n’est pas le vivant qui s’adapte à nous, c’est nous qui devons nous adapter à lui. C’est un travail empirique. Si on me montre un jeune cheval, je peux tout de suite voir ses défauts, mais pas ses éventuelles qualités de sportif. Pour ça, il faut travailler avec lui, commencer à l’entraîner. Et c’est la seule manière de déterminer dans quelle catégorie il pourra s’épanouir.

Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?

Au moins de continuer aussi bien qu’aujourd’hui, et plus si possible ! Dans ce sport, même quand vous arrivez à l’apogée de votre art et que vous êtes numéro 1, vous pouvez toujours gagner plus de courses, et de belles courses. Mais celle qui me fait rêver, c’est bien sûr le Prix de l’Arc de Triomphe.

C’est le Graal, l’équivalent du Tour de France pour le vélo, ou de la Ligue des champions en football.

Et vous pensez pourvoir le remporter dans les années à venir ?

Tout est possible, il faut juste y croire !

Que vous apporte votre partenariat avec la Compagnie Fiduciaire ?

La relation avec la Compagnie Fiduciaire est excellente. Le service comptable est très bon, avec des relations humaines fortes, et il y a le service juridique, dont l’assistance est incontournable aujourd’hui dans nos métiers. La Compagnie m’apporte beaucoup de sérénité, parce que nous travaillons avec des gens de grande confiance qui nous suivent dans tous nos projets, et qui ont appris à connaître ce métier un peu particulier. Certes, sur le plan comptable, nous sommes une entreprise comme une autre, avec des charges, des crédits, des débits et une masse salariale. Mais il y a des subtilités, notamment parce que nous nous projetons toujours dans l’avenir. Imaginons que je fasse une année moyenne, si j’ai de meilleurs chevaux qui arrivent, je peux déjà savoir que la suivante sera meilleure.